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Nouvelle politique agricole au printemps 2010
LA FIN DU monopole syndical
Il semble que tout soit en place pour mettre fin au monopole syndical au printemps 2010.
Tout d’abord, il s’agit d’une suite logique à donner à la recommandation numéro 47 du rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois qui dit ceci:
«Que la Loi sur les producteurs agricoles soit amendée afin de pouvoir reconnaître, sur la base de critères objectifs, une ou des associations professionnelles représentatives des producteurs agricoles.»
Ensuite, il faut mentionner l’entrevue donnée par le ministre de l’agriculture à l’émission radiophonique de Benoît Dutrizac. Ce dernier, avec la verve qu’on lui connaît, a demandé au ministre s’il allait mettre fin au monopole.
Le ministre a répondu qu’il y aurait une nouvelle politique agricole au printemps 2010 et que tout était sur la table ; même le pluralisme syndical.
Une autre grande raison de mettre fin au monopole est qu’il s’agit d’une atteinte aux droits fondamentaux des producteurs agricoles du Québec. Ils sont le dernier groupe au Canada, en Amérique du Nord et sinon au monde à se voir priver du droit de choisir qui va les représenter et qui disposera du financement pour le faire.
Le monopole est devenu avec le temps un concept dépassé et indéfendable. Il ne reste plus que l’establishment syndical pour le défendre.
Or, si le syndicat et leurs administrateurs font un si bon travail, qu’ont-ils tant à craindre de la concurrence ?
Dans les faits, mettre fin au monopole permettra à l’UPA de devoir performer beaucoup mieux afin de garder ses membres. Elle devra devenir plus efficace et plus pertinente. En bout de ligne, elle sera la première organisation à profiter de ce changement.
Les producteurs eux, pourront choisir ce qui leur convient.
C’est toute l’agriculture qui pourra bénéficier de nouvelles orientations issues de véritables débats.
Dans l’après-monopole, nous aurons enfin accès à une véritable démocratie.
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