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Dans le cadre de l’évaluation périodique du Plan conjoint des producteurs de cultures commerciales du Québec, les Céréaliers du Québec a procédé à la rédaction d’une monographie intitulée «Monographie de l’influence exercée sur la délégation aux assemblées de producteurs du plan conjoint des cultures commerciales».
Cette monographie fut déposée devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec le 25 novembre 2009 lors d’une séance publique. Elle accompagnait un mémoire qui mentionne ceci :
Suite à la réalisation de cette monographie, nous faisons les constats qui suivent :
Le Plan conjoint fait l’objet d’une grande influence syndicale qui va au-delà de la structure syndicale que nous pouvons qualifier de proche, soit les syndicats spécialisés de cultures commerciales et la Fédération des producteurs de cultures commerciales.
Ceux-ci subissent l’influence de structures syndicales éloignées, soit la Confédération de l’UPA dont son secteur général syndical composé de syndicats et de Fédérations.
Cette influence s’exerce à partir de règlements d’affiliation qui édictent des règles de conduite, des comportements à adopter et le support d’une idéologie.
Nous pouvons espérer que les structures syndicales proches seront naturellement enclines à développer et à défendre le secteur de la production des grains, mais il en est autrement des structures éloignées. Celles-ci ne peuvent prioriser aucun secteur en particulier et doivent tenir compte de l’intérêt général de toutes les productions agricoles.
L’influence des structures éloignées s’exerce également par le maintien d’un important lien d’affaires avec les structures proches, qui s’exprime par le devoir de percevoir pour elle du financement et de le lui transmettre, l’obligation de loger chez elle et potentiellement l’achat fréquent de services comme le secrétariat, la coordination ou l’embauche d’aviseurs légaux.
L’affiliation aux structures syndicales éloignées et l’existence du Plan conjoint permettent à celles-ci de développer leurs organisations et de financer leurs activités.
Le Plan conjoint permet également aux structures proches d’augmenter l’offre de services de leur organisation, de se développer et de se financer.
Clairement, la contrepartie de tous ces jeux d’influence qui permettent de prioriser le développement de structures plutôt que de développer le secteur des grains et d’améliorer sa compétitivité est de s’assurer que l’assemblée générale des producteurs visés par le Plan conjoint supporte bien des solutions reconnues et demandées par une forte proportion de producteurs visés.
Or, ce n’est pas le cas et pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, la faible fréquentation aux assemblées fournit difficilement l’échantillonnage nécessaire à assurer une représentation adéquate des producteurs visés.
L’auto-attribution des postes de délégués par les officiers syndicaux aggrave ce problème d’échantillonnage en favorisant un pourcentage important d’individus porteurs de la vision syndicale et de ses idéologies dans le processus décisionnel de l’assemblée générale.
Cette vision syndicale vient à prendre toute la place par un encadrement outrancier des délégués par la structure syndicale. Elle leur confère directement le rôle de représentant syndical et les dirige de façon à ce qu’ils assurent ce rôle.
La représentativité potentiellement adéquate du faible échantillonnage de départ est singulièrement contaminée au point où les producteurs de grandes cultures peuvent maintenant se considérer expropriés de leur Plan conjoint.
La grande structure syndicale contrôle tous les processus décisionnels du Plan conjoint, son administration et son exécution. Elle en est désormais le véritable propriétaire.
Pour obtenir la monographie, cliquer sur le lien un peu plus bas.
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